
Maria Montessori : une vision éducative révolutionnaire et toujours actuelle
Qui est-elle ?
L’enfant acteur de son apprentissage
Pour Maria Montessori, chaque enfant possède un potentiel unique. Sa méthode repose sur le principe que l’apprentissage est plus efficace lorsqu’il naît de la curiosité et de la motivation intérieure de l’enfant. Dans une classe Montessori, les enfants choisissent leurs activités, manipulent du matériel concret et progressent à leur rythme, tout en évoluant dans un cadre structuré et sécurisant qui favorise concentration et autodiscipline.
Un environnement conçu pour grandir
Le matériel Montessori est simple, esthétique et auto-correctif, permettant à l’enfant de comprendre par lui-même. L’adulte adopte une posture d’observation et d’accompagnement, guidant sans imposer, et encourage chaque enfant à explorer et à apprendre de ses expériences.
Maria Montessori, une pionnière de l’éducation
Maria Montessori (1870‑1952) était une médecin et éducatrice italienne, pionnière de l’éducation moderne. Elle a créé une pédagogie centrée sur l’enfant, qui respecte son rythme, ses besoins et son autonomie. Convaincue que chaque enfant possède un potentiel unique, elle a développé des méthodes où l’apprentissage se fait par l’expérience, la manipulation et l’exploration. Son approche vise à accompagner le développement global de l’enfant, en cultivant la confiance, la curiosité et la responsabilité. Aujourd’hui, sa méthode Montessori continue d’inspirer les enseignants et les familles dans le monde entier.
Une méthode toujours d’actualité
Plus d’un siècle après ses premières expériences, la pédagogie Montessori reste moderne et pertinente. Elle répond aux besoins fondamentaux des enfants : être écoutés, respectés et accompagnés dans leur singularité, pour grandir sereinement et développer pleinement leur potentiel.
Des valeurs humaines au cœur de l’éducation
La pédagogie Montessori ne se limite pas aux savoirs scolaires. Elle développe la confiance en soi, le respect des autres, la coopération et le sens des responsabilités. Maria Montessori croyait que l’éducation pouvait contribuer à construire une société plus équilibrée et pacifique, en formant des individus conscients de leur place dans le monde.
Engagez-vous pour l'éducation de votre enfant
S’Esperi se consacre à l'éducation de qualité basée sur la méthode Montessori. Nous croyons que chaque enfant mérite un environnement sûr et accueillant pour grandir et apprendre.

Points forts de S'esperi

Chaque enfant unique, chaque parcours unique
L’approche personnalisée de S’Esperi repose sur l’adaptation des enseignements aux besoins, au rythme et au profil de chaque élève. Par une observation continue et des pratiques pédagogiques diversifiées, l’école assure un accompagnement individualisé favorisant la progression, l’autonomie et la réussite de tous, dans le respect des programmes de l’Éducation nationale.
Découvrez nos offres éducatives et nos accomplissements qui font de notre école un choix exceptionnel.

Valeurs Écologiques
L’engagement écologique de S’Esperi s’inscrit dans une démarche éducative responsable, visant à sensibiliser les élèves au respect de l’environnement. À travers des pratiques quotidiennes, des projets pédagogiques et une approche consciente des ressources, l’école encourage le développement d’une citoyenneté écoresponsable et durable.

Ouverture culturelle et intellectuelle
L’ouverture au monde constitue un axe essentiel du projet éducatif de S’Esperi. L’école favorise la curiosité, la découverte des cultures et du monde afin de préparer les élèves à évoluer dans un environnement international.
Galerie
Le projet pédagogique
L’école S’espéri, d’inspiration Montessori, accueille les enfants dans un milieu préparé, sécurisant et vivant, qui réunit toutes les conditions propices aux apprentissages et qui permet à chacun de s’épanouir et révéler ses potentiels. C’est parce que les enfants d’aujourd’hui sont les citoyens de demain qu’il est primordial de les accueillir dans un lieu qui respecte pleinement qui ils sont et qui leur
permette de grandir en s’épanouissant tout en apprenant à vivre-ensemble.
« L’éducation consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est,
sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être. »
Krishnamurti
I – UNE ÉCOLE
▪ Qui préserve le goût d’apprendre
- En respectant l’individualité, la personnalité et le rythme de l’enfant.
- En proposant des activités répondant aux besoins et aux lois naturelles de l’enfant.
La curiosité est l’élan qui pousse l’enfant à expérimenter pour découvrir et réajuster ses croyances afin de comprendre et de se perfectionner. Elle provoque dans le cerveau une sécrétion de dopamine qui active les zones du plaisir et de la mémoire. Donc, plus la curiosité est importante, plus la mémoire est active et plus les performances d’apprentissage augmentent.
Proposer à l’enfant une activité avec suffisamment de challenge pour lui (une activité ni trop facile, ni trop difficile qui correspond à la zone proximale de développement de l’enfant en question) va susciter un engouement et du plaisir à réaliser la tâche, à apprendre donc.
▪ Qui favorise l’autonomie et la créativité
- En proposant des activités autonomes.
- En veillant à ne jamais faire à la place de l’enfant.
- En proposant des activités dans tous les domaines : langage, mathématiques, géographie, sciences, musique, danse, arts plastiques, activités manuelles, théâtre, cuisine, botanique et activités corporelles.
- En laissant l’enfant explorer, expérimenter et suivre sa spontanéité.
L’autonomie s’apprend. Le tout petit est complètement dépendant des adultes qui l’entourent. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, en observant et en absorbant les gestes et comportements des adultes, il va acquérir de nouvelles capacités et compétences. Il demande en fait à chaque fois aux plus grands : « Apprends-moi à faire seul » car il est guidé par la volonté d’être indépendant et autonome. Plus
l’autonomie est grande, plus le champ d’exploration de l’enfant est important. Il pourra donc découvrir et apprendre de nouvelles choses, faire preuve de créativité et laisser libre cours à son imagination.
« N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui.
Ce monde aura changé lorsqu’ils seront grands. Aussi doit-on en priorité aider l’enfant à cultiver ses facultés de création et d’adaptation. »
Maria Montessori
▪ Qui développe l’estime de soi et l’esprit critique
- En étant acteur de ses apprentissages, l’enfant prend conscience de ses potentiels et apprend à penser par lui-même.
- En se focalisant sur les potentiels de l’enfant.
- En encourageant, en soutenant l’enfant et en lui portant un regard positif, croire en lui.
- En proposant des ateliers philosophiques et des travaux sur les émotions qui aident à une meilleure connaissance de soi et des autres et à comprendre que les différences sont des richesses et des forces.
L’estime de soi s’entretient en prenant conscience de ce que l’on est capable de faire (ses réussites et ses potentiels) mais aussi au travers du regard de l’autre. Ainsi, l’adulte veille à regarder l’enfant positivement et à toujours dissocier ses actes de qui il est (si l’acte n’est pas acceptable, l’enfant, lui, est toujours accueilli avec bienveillance).
De plus, une bonne connaissance et estime de soi permet d’aller plus aisément vers les autres avec moins de peur et de jugement, et ce sont de futurs citoyens libres et responsables que nous voulons voir émerger.
« Il faut faire pour les générations futures des hommes puissants, c’est-à-dire indépendants et libres. »
Maria Montessori
▪ Qui favorise la coopération
- En apprenant à entrer en relation, à communiquer, à verbaliser, à écouter, à oser, à trouver sa place : se respecter soi-même et respecter les autres. Au travers de jeux coopératifs, saynètes, outils de gestion des émotions, de communication et de gestion de conflits.
- En mélangeant les âges : les enfants ne sont pas aux mêmes étapes de développement en même temps ce qui diminue les disputes, favorise l’entraide et développe l’intelligence émotionnelle et sociale.
L’éducation au vivre ensemble et à la paix est un enjeu majeur si ce n’est l’enjeu principal du XXIème siècle.
▪ Qui reste ouverte, en lien avec son environnement
- En ayant un lien direct avec la nature : potager, observation et découverte de la faune et de la flore, atelier de conscience éco-citoyenne.
- En sortant le plus souvent possible à l’extérieur : bibliothèque, ferme pédagogique, promenade, sorties diverses.
C’est confronter à son milieu naturel qu’un enfant apprend le mieux. Le lien avec la nature et la richesse qu’elle offre est primordial pour son développement. C’est en se connectant à la nature à laquelle il appartient et en la découvrant sensoriellement qu’il va pouvoir s’en servir en la respectant. S’ouvrir au monde qui l’entoure et s’enrichir de cultures différentes développe une vision plus globale du monde. Cette connaissance de l’environnement tant écologique que culturel apporte tolérance et respect.
▪ Qui respecte le socle commun de connaissances et de compétences
Respecter le socle commun de l’éducation nationale permet d’acquérir une culture commune qui est nécessaire pour l’épanouissement de l’individu et pour le respect d’une équité dans le rapport au savoir. Un livret de suivi des compétences est réalisé tout au long de l’année scolaire.
Même si le projet s’inspire de toutes pédagogies respectueuses de l’individu dans sa globalité, celle de Maria Montessori sert de pilier incontournable
II – LA PEDAGOGIE MONTESSORI
▪ L’environnement préparé
C’est l’environnement dans lequel évolue l’enfant qui va soit permettre le développement de son intelligence soit au contraire l’entraver car comme l’explique Céline Alvarez : « L’être humain n’est pas prédéterminé à développer le langage, le raisonnement, la capacité empathique, ainsi que tous ses potentiels innés latents : il y est prédisposé. La différence est immense. Rien n’assure qu’il développera l’intelligence humaine qu’il possède à l’état embryonnaire... Il naît avec la possibilité de la développer. Et il devra le faire avec ce que lui offrira son environnement. »
Et ce dernier « doit être pensé en termes d’écosystème favorable à l’épanouissement de son intelligence. [...] Ce n’est pas apprendre qui épuise l’enfant, il est câblé pour cela ; ce qui l’épuise, en revanche, c’est d’effectuer des tâches qui ne sont pas dignes de son intelligence. Que notre école l’entende : le cerveau humain est merveilleux, il cherche le sens, la vie, l’intelligence et la profondeur. Il est câblé pour retenir du beau, du grandiose, du vivant, du dynamique et de l’inspirant. Offrons-le-lui. »
Ainsi, proposons-lui un environnement riche mais pas surchargé, de qualité, naturel, vivant et dynamique qui permet l’autonomie, laisse le temps d’explorer et dans lequel il peut accéder à sa culture, avoir des interactions variées, être en contact avec la nature, jouer, se dépenser et satisfaire ses passions personnelles.
« L’environnement est le meilleur enseignant.
L’enfant a besoin d’objets pour agir ;
ils sont comme un aliment pour son esprit. »
Maria Montessori
« Ce que j’entends, je l’oublie ; ce que je fais, je le retiens ; ce que je vis, je le comprends. »
Confucius
▪ Le matériel pédagogique
Un matériel spécifique adapté, concret et sensoriel permet à l’enfant de raffiner ses sens en expérimentant. En effet, il explore le monde à travers tout son être, il se nourrit de ses expériences actives et développe ainsi son intelligence et sa compréhension du monde.
De plus, les activités autonomes lui permettent de développer ses capacités cognitives et exécutives : concentration, mémorisation, ajustement de ses stratégies et il entre alors plus facilement dans les apprentissages fondamentaux (langage, mathématiques, musique, géographie...).
L’enfant est libre de choisir l’activité qui le motive, il est alors plus investi, attentif et concentré, ce qui favorise l’apprentissage. Il choisit également s’il veut s’assoir à une table ou s’il préfère travailler sur un tapis au sol. La liberté de mouvement et la libre circulation dans la classe (tant que le mouvement reste calme et ordonné) sont fondamentales. En effet, le cerveau apprend mieux quand le corps n’est pas figé.
« Le cerveau se développe là où nous l’utilisons avec enthousiasme. »
André Stern
Enfin, le matériel est porteur du contrôle de l’erreur qui est constitutive de l’apprentissage. Ce retour d’information immédiat amène l’enfant à réajuster ses stratégies et à répéter l’activité, ce qui renforce la consolidation et l’automatisation de l’apprentissage. Ainsi, l’erreur n’est pas perçue comme un échec mais comme la possibilité de se perfectionner.
▪ Le mélange des âges
Il est tout à fait naturel d’être entouré de personnes d’âges différents, c’est une grande richesse cognitive et sociale.
L’entraide et la coopération sont favorisées : les plus âgés se sentent responsabilisés et n’hésitent pas à aider les plus petits ou ceux qui n’y arrivent pas. Or, le fait de reformuler et d’expliquer (tutorat et conflit sociocognitif) consolide fortement ses connaissances et permet d’intégrer pleinement ses apprentissages.
Les plus jeunes sont stimulés et s’imprègnent de tout ce que font les plus âgés. Ils peuvent aussi se sentir rassurés et sécurisés dans ce nouvel environnement de classe en observant les plus grands y circuler, y travailler, y vivre.
Enfin, le fait d’être confronté à des comportements sociaux variés permet de développer l’intelligence émotionnelle et sociale.
▪ L’éducateur
« L’enfant est un être dépendant qui nous amène à une importante responsabilité,
nous allons lui servir de repère, nous allons lui servir de modèle, il va donc falloir que
nous soyons à la hauteur de cela, ce qui nous oblige à être cohérent. Par respect pour
l’enfant, oui ce rôle d’adulte est vraiment exigeant. »
Isabelle Peloux
La posture de l’éducateur est primordiale : il assure la sécurité et il est le gardien de l’environnement ainsi que du cadre bienveillant dans lequel évolue l’enfant.
- Il est un accompagnateur : il aide, encourage et soutient l’enfant dans son développement.
Pas de félicitations (qui rendent l’enfant dépendant d’une évaluation extérieure ; de l’adulte en l’occurrence et qui ne favorisent pas l’estime de soi) mais plutôt un compliment du comportement et non pas de la personne. On ne dira pas : « Tu es un merveilleux dessinateur, c’est bien. » mais plutôt « J’aime beaucoup les couleurs que tu as utilisées » ou « Je vois que tu as fait des efforts. » On ne juge pas mais on nomme les faits, ce que l’on observe.
Pas de punitions (dont les conséquences sur l’estime de soi sont tellement néfastes) mais plutôt une mise en lumière de ce que le comportement a eu comme conséquence pour l’autre ou pour un objet cassé par exemple. Que l’enfant mesure et se rende compte des conséquences de ses actes, qu’il se responsabilise.
- Il est un fin observateur : il sait se mettre en retrait pour laisser la place à l’enfant et à la construction de son intelligence. Il trouve sa juste place de facilitateur. Par son observation, il peut suivre l’évolution de l’enfant dans ses apprentissages et porter attention à ses besoins spécifiques. Il individualise donc complètement son accompagnement en fonction de chacun.
- Il est aussi un chercheur : il fait preuve de créativité, possède une capacité de remise en question et une volonté d’innover, d’évoluer et d’apprendre. Il est en recherche constante de nouveaux outils pédagogiques afin d’individualiser les apprentissages et de s’adapter à l’enfant..
Finalement, l’éducateur est la pièce maîtresse de l’environnement qui doit créer les conditions propices aux apprentissages et à l’épanouissement individuel et collectif. Son attitude, son comportement et son langage sont exemplaires. Cela demande une grande exigence et une bonne connaissance de soi.
LE DECALOGUE DE L’EDUCATEUR
SELON MARIA MONTESSORI
1. Ne touchez jamais l’enfant sauf s’il vous y invite (d’une manière ou d’une autre).
2. Ne dites jamais du mal d’un enfant en sa présence ou en son absence.
3. Concentrez votre effort à renforcer et à aider le développement de ce qui est positif en l’enfant.
4. Mettez toute votre énergie dans la préparation du milieu, prenez en soin d’une façon méticuleuse. Aidez l’enfant à établir de bonnes relations avec le milieu. Montrez-lui où se range le matériel et indiquez-lui comment il doit s’en servir.
5. Soyez toujours prêt à répondre à l’appel de l’enfant qui a besoin de vous, écoutez, répondez toujours à l’enfant qui a recours à vous.
6. Respectez l’enfant qui a fait une erreur et qui peut se corriger de lui-même mais arrêtez fermement et immédiatement tout mauvais usage du matériel et toute action qui met en danger cet enfant, son développement ou les autres enfants.
7. Respectez l’enfant qui se repose, qui regarde les autres travailler, réfléchit à ce qu’il fait, veut faire ou fera. Ne l’appelez pas et ne le contraignez pas à une autre forme d’activité.
8. Aidez ceux qui cherchent une activité et qui n’en trouvent pas.
9. Présentez inlassablement des activités à l’enfant qui les a refusées auparavant. Aidez-le à acquérir ce qu’il n’a pas encore et à surmonter ses imperfections. Faites tout ceci en animant avec soin le milieu, en ayant volontairement une attitude réservée, en usant de mots aimables, en étant une présence aimante. Faites que votre présence et votre disponibilité soient ressenties par l’enfant qui cherche et demeurent cachées à celui qui a déjà trouvé.
10. Traitez toujours l’enfant avec la plus grande politesse et offrez-lui le meilleur de ce dont vous disposez.
▪ Le cadre
Pour créer les meilleures conditions d’apprentissage, l’ambiance est calme et sereine : on chuchote, on se déplace doucement, on évite le bruit. Le silence est un besoin essentiel de l’enfant, il permet de se retrouver avec soi-même alors que le bruit irrite, fatigue, énerve.
La lenteur fait partie de manière intrinsèque de l’ambiance proposée car elle est la vitesse normale de l’enfant. Il faut donc la valoriser afin de respecter son rythme naturel.
La classe est ordonnée et organisée de façon claire afin de favoriser le repérage et l’autonomie de l’enfant. Elle s’articule autour de différentes aires : vie pratique, vie sensorielle, langage, mathématiques, activités plastiques, sciences (zoologie et botanique) et géographie. Toutes les activités sont rangées de façon ordonnée et selon leur niveau de difficulté.
Dans un lieu de vie collectif, des règles de vivre ensemble s’imposent naturellement. Elles sont explicitées et elles font sens. C’est l’adulte qui montre l’exemple et qui répète les règles aussi souvent que nécessaire. Le jeune enfant est en plein développement de sa volonté, son cerveau est encore immature et c’est en absorbant les comportements de l’adulte face à toute situation qu’il apprend le plus. L’adulte en montrant le « comportement approprié » donne à l’enfant les clés et les règles de la vie sociale.
« Quand l’entourage de l’enfant l’aide à mettre des mots sur ses émotions, l’apaise, se montre bienveillant, soutenant, il permet petit à petit au cerveau supérieur de maturer, aux connexions reliant le cerveau supérieur aux cerveaux émotionnel et archaïque de devenir plus efficaces. [...] C’est donc l’entourage en se montrant calme, compréhensif, apaisant qui va rendre l’enfant progressivement raisonnable ».
Catherine Gueguen
« L’exemple n’est pas un moyen d’éduquer. C’est le seul. »
Gandhi
Dans un tel environnement où l’enfant choisit ses activités et où il est libre d’explorer, il ne fait pas ce qu’il veut mais il veut ce qu’il fait. Et c’est l’adulte qui va l’aider à trouver l’activité qui va nourrir véritablement quelque chose en lui (avec plaisir, avec joie, avec goût de l’effort, avec l’envie de recommencer pour se perfectionner). L’enfant est libre mais il est accompagné et il lui est offert un cadre structuré, ordonné, sécurisant, avec des règles claires.
« Il ne s’agit pas d’abandonner l’enfant à lui-même pour qu’il fasse ce qu’il veut, mais de lui préparer un milieu où il puisse agir librement. »
Maria Montessori
« L’enfant qui participe à une activité qui le passionne se discipline automatiquement. »
Célestin Freinet
III – LES AUTRES INSPIRATIONS PEDAGOGIQUES
▪ Céline Alvarez et les lois naturelles de l’enfant
Pédagogue et chercheuse qui a mis en place auprès d’enfants de maternelle un environnement Montessori durant trois ans. Son expérimentation (www.celinealvarez.org) soutient les travaux de Maria Montessori, les adapte à notre époque et s’appuie également sur les dernières découvertes en neurosciences.
▪ Célestin Freinet et le tâtonnement expérimental
(1896-1966) Instituteur et chercheur qui a mis en place une pédagogie plutôt à partir de 6 ans et basée sur le sens donné aux apprentissages et la coopération entre élèves : expression libre des enfants, tâtonnement expérimental, imprimerie à l’époque,
traitement de texte sur ordinateur aujourd’hui, journal scolaire, correspondance interscolaire, conseil de coopération et travail en réseaux des enseignants.
▪ Howard Gardner et les intelligences multiples Psychologue du développement qui a défini les intelligences multiples. Il en compte huit (pour le moment...) : l’intelligence linguistique, l’intelligence logico-mathématique, l’intelligence kinesthésique, l’intelligence visuo-spatiale, l’intelligence naturaliste, l’intelligence musicale, l’intelligence interpersonnelle et l’intelligence intrapersonnelle. Chacun d’entre nous possède le spectre entier des intelligences mais pas le même potentiel, pas la même quantité pour chacune.
▪ André Stern et l’enthousiasme
Artiste, chercheur et pédagogue qui a grandi en dehors de toute scolarisation. En s’appuyant sur sa propre expérience et sur les neurosciences, il indique que jouer et apprendre sont indissociables ; en fait le meilleur dispositif d’apprentissage est le jeu !
Et l’enthousiasme joue le rôle d’engrais dans tout apprentissage. Les enfants baignent dans un état d’enthousiasme constant (les statistiques disent qu’un enfant de 2 à 3 ans ressent une tempête d’enthousiasme toutes les deux à trois minutes alors que les
adultes ressentent la même chose deux à trois fois par an !). En chaque enfant, en chacun d’entre nous, il y a un génie potentiel qui n’attend qu’une chose : voir pour quoi nous allons nous enthousiasmer.
▪ Isabelle Peloux et la pédagogie de la coopération
Professeur des écoles et directrice de l’école du Colibri, formatrice et chercheuse, elle développe ce qu’elle nomme « la pédagogie de la coopération » dans une classe multiniveaux de 6 à 11 ans dans laquelle elle apprend aux enfants à apprendre en utilisant notamment la gestion mentale d’Antoine de La Garanderie (stratégies mentales utilisées) et l’échange des stratégies mentales (conflit sociocognitif). Celapermet aux enfants de s’approprier et d’intégrer pleinement leurs apprentissages. Elle a également mis en place des outils pour trouver sa place, entrer en relation, communiquer. Tout cela dans le but d’une éducation à la citoyenneté et à la paix.
▪ Marshall Rosenberg et la Communication Non Violente
(1934-2015) Psychologue qui a élaboré un langage : la Communication Non Violente. D’après lui ce sont « le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant. » Ce processus de communication se base sur les besoins de tout être humain et permet à deux individus d’entrer véritablement en relation en prenant en compte ses propres besoins et ceux de l’autre. Le terme « non violent » est une référence à un mouvement de Gandhi et signifie le fait de communiquer avec l’autre sans lui nuire (en Inde« ahimsa » veut dire littéralement « non-violence »).
« La violence est l’expression tragique de besoins insatisfaits. »
Marshall Rosenberg
▪ Catherine Gueguen et les neurosciences affectives et sociales
Pédiatre, elle fait part des dernières découvertes des neurosciences affectives et sociales sur le jeune enfant et le développement de son cerveau. Et ces dernières recherches nous disent à quel point le cerveau de l’enfant est immature et fragile. Ce qui favorise le bon développement de l’enfant est une relation bienveillante, empathique et soutenante. Les liens affectifs influencent à la fois les capacités de mémoire, d’apprentissage, de réflexion, mais aussi les capacités relationnelles, les émotions et les sentiments. De plus, ils modifient la sécrétion de molécules cérébrales, le développement des neurones, la régulation du stress et même la faculté d’agir de certains gènes.
IV – L’EQUIPE PEDAGOGIQUE
L’équipe est formée, passionnée et met son énergie et ses compétences au service du développement de l’enfant. Une équipe soudée qui travaille ensemble dans un esprit de cohésion et en confiance. Afin que le lien et le respect mutuel perdurent, une bonne communication est primordiale. Elle s’inspire de l’écoute active et de la communication non violente. L’équipe est informée et au mieux formée à ces différents
outils de gestion de conflits. Car une équipe dont on ne prend pas soin ne pourra pas prendre soin des individus dont elle est responsable.
V – LE FONCTIONNEMENT DE L’ECOLE
▪ Accueil, déjeuner et accueil périscolaire
L’école accueille les enfants de 8h45 à 16h30 quatre jours par semaine : lundi, mardi, jeudi et vendredi. Elle est fermée le mercredi.
De 7h30 à 8h45 : Accueil périscolaire.
De 8h45 à 9h00 : Accueil des élèves.
9h05 : Fermeture du portail.
11h45 et 12h30 : Sortie pour les externes et temps de repas pour les autres.
13h15 : Accueil des externes.
16h30 : Fin de la journée de classe et début de l’accueil périscolaire.
18h15 : Fermeture de l’accueil périscolaire.
▪ Le déjeuner
Les repas peuvent être pris de 2 manières différentes :
- Les enfants arrivent le matin avec leur repas préparé à la maison dans une lunchbox isotherme.
- Les enfants déjeunent avec
- les repas préparés par notre prestataire « API » qui livre à l’école.
▪ Les vacances scolaires
L’école suit le calendrier scolaire de la zone B. L’équipe pédagogique se réserve le droit d’ajouter une semaine de vacances en dernière période si elle estime que celle-ci est trop longue pour les enfants. Les parents seront prévenus en début d’année scolaire.
















































